Echo orthodoxe

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jeudi 20 septembre 2007

Mgr Daniel, Patriarche de l'Eglise roumaine : « Je me considère comme un Orthodoxe réaliste, sans peur du dialogue »

« Je me considère comme un Orthodoxe réaliste, sans peur du dialogue »

Entretien du métropolite Daniel, Patriarche de l’Église roumaine à « Radio România Actualitàti », le 13 septembre 2007.

 

Son Éminence Monseigneur Daniel, métropolite de Moldavie et de Bucovine, est le nouveau patriarche élu de l'Église orthodoxe roumaine, suite au vote du 12 septembre par le Collège électoral ecclésiastique. La personnalité et l’activité de Monseigneur Daniel comme Métropolite ont été fréquemment présentées par les Moyens de communication, surtout dans la période qui a précédé les élections à la fonction de Patriarche. Dans le premier entretien qu’il a accordé au poste national de Radio, le sixième patriarche de Roumanie aborde trois sujets : le grand défi que rencontre l’Église aujourd’hui ; la crédibilité de cette institution du Pays dans sa relation avec le monde politique ; le bien-fondé et l’opportunité de l’Oecuménisme.

Le reporter : Votre Éminence, nous vous félicitons tout d’abord pour la confiance que vous a accordée le Collège électoral ecclésiastique en vous élisant Patriarche de l’Église orthodoxe roumaine. Que Dieu vous aide dans le ministère que vous allez accomplir, qui est la plus grande fonction de service dans l’Église !

Mgr Daniel : Nous vous remercions pour ces félicitations ; bien sûr, nous considérons que c’est Dieu qui nous a appelé à ce service, qui est un service très difficile. Mais ce service est nécessaire à l’Église, de sorte que, avec le Saint-Synode et tout le clergé du Pays, nous servions l’Église sur la voie du Salut : le premier appel adressé à tous les humains est en effet l’appel à se préparer dès cette vie pour la vie éternelle, un appel à chercher le Salut.

La sécularisation, le plus grand défi à l’Église

Le reporter : Votre Éminence, quel est, selon vous, le plus grand défi auquel l’Église est confrontée en ce temps ?

Mgr Daniel : Je crois que le premier et le plus grand défi est la sécularisation, plus précisément celle de la vie personnelle et de la vie de la société : comme si Dieu n’existait pas. En d’autres termes, il s’agit d’une société qui se construit de plus en plus sans référence à Dieu, sans référence aux valeurs religieuses. De ce point de vue, plus la sécularisation augmente, plus l’Église doit demeurer fidèle, confiante dans le Christ : plus elle doit intensifier sa vie spirituelle. Dans cette polarisation, sécularisation / sainteté, nous devons lutter pour pouvoir maintenir la vocation principale de l’être humain, qui consiste à développer la vie en relation avec Dieu. Si nous oublions Dieu, alors la dignité humaine également, ou la valeur éternelle de l’être humain se perd.

La sécularisation se présente donc comme un problème, et nullement comme une solution. Elle n’est pas une solution, parce qu’elle limite l’existence de l’être humain au biologique et au cosmique. En d’autres termes, elle limite l’existence de l’être humain à ce qui est terrestre. Or, la vocation principale de l’être humain consiste à porter en soi une aspiration éternelle, une aspiration à l’amour éternel, une aspiration à la vie éternelle. C’est la foi qui donne cela, la foi en tant que lien vivant avec Dieu éternel et immuable.

Le reporter : Comment l’Église peut-elle freiner cette tendance croissante – en Occident européen elle est plus accentuée, mais on voit que chez nous également cette tendance augmente – à séparer l’être humain du spirituel, et de Dieu ? Par quel moyen l’Église pourrait-elle la contrecarrer ?

Mgr Daniel : Pour nous, il nous faut d’abord suivre la tradition des saints Pères, parce que ces valeurs de sécularisation, comme nous le disions, ne constituent pas une solution en soi. Or très souvent la société, atteignant des extrêmes en ce qui concerne l’oubli de Dieu, cherchera à nouveau la religion, en vertu de la pédagogie divine dans l’Histoire. La sécularisation est un vide spirituel. On ne peut rien fonder sur un vide spirituel. Par conséquent, nous devons demeurer croyants, fidèles au Christ, même si nous sommes peu nombreux, car à partir de ce petit nombre Dieu peut ensuite renouveler la société. Par exemple, le communisme en Roumanie se croyait à un moment donné tout puissant et éternel ; mais l’Histoire a fait en sorte que le communisme a perdu cette position dominante chez nous, et ceux qui avaient été humiliés, qui avaient été marginalisés, les chrétiens, ont reçu de Dieu l’appel à réapparaître, pour que l’Église soit à nouveau présente dans la société.

De même, nous croyons que la sécularisation européenne et nord-américaine ne durera également qu’un temps : par contraste, l’être humain cherchera Dieu. Par ailleurs, nous rencontrons également le défi des autres religions. Par exemple, en France sécularisée, l’Église a été marginalisée, est devenue timide, mais est arrivé l’Islam, qui affirme très fort la foi en Dieu, et la société sécularisée est confrontée maintenant, d’une façon inattendue et même difficile à gérer, à une présence du religieux. Donc, Dieu travaille dans l’Histoire de façon étonnante.

En aucun cas nous ne considérons que la sécularisation de type occidental soit éternelle. Déjà, en milieu sécularisé, existent également des symptômes de redécouverte de la foi, non d’une foi purement formelle, mais d’une foi existentielle, vécue. Nous avons besoin d’une foi témoignée, d’une foi engagée, pas seulement d’une foi nominale. D’où l’importance de la mission de l’Église. Ne cédons pas ; et, deuxièmement, approfondissons les vérités de la foi, afin de trouver dans notre foi un puissant élan.

« La force spirituelle compte d’abord ; ensuite se trouvent les valeurs matérielles »

Le reporter : Votre Éminence, après 1989 l’Église orthodoxe a eu une activité sociale et philanthropique de plus en plus intense. On a fondé des établissements sociaux dans toutes les éparchies, y compris à Iassy. Vous y avez été Métropolite, vous avez déployé une riche activité sociale. L’Église orthodoxe roumaine a-t-elle une force matérielle suffisante pour développer cette activité sociale et philanthropique ?

Mgr Daniel : Elle n’a pas la force matérielle nécessaire, mais nous comptons toujours, d’abord, sur la force spirituelle. S’il existe une force spirituelle, une conviction que la Liturgie s’intègre à la philanthropie, et que la philanthropie doit avoir comme base la Liturgie, nous trouverons les forces matérielles. Cela se voit, par exemple, quand le prêtre veut, dans la Paroisse, faire quelque chose en faveur des pauvres, en faveur des isolés, en faveur des malades. Dieu l’aide lui aussi à trouver un donateur, et il coopère avec les autorités locales… Le plus important est que nous ayons beaucoup d’amour pour Dieu et pour le prochain, et les moyens matériels augmenteront. Jamais nous, les Roumains, n’avons eu de surplus matériel, d’où l’expression « il a donné du peu qu’il a pour l’Église » ou bien « du peu qu’il a, il a aidé les autres plus pauvres que lui ». Ainsi, d’abord compte la force spirituelle, et ensuite on trouve les biens matériels.

Relation avec le monde politique

Le reporter : Toujours depuis 1989, il a été observé une tendance du monde politique à utiliser l’Église, quelquefois, pour son image, à la prendre comme instrument, disons, électoral. L’Église est reconnue comme étant l’institution la plus crédible parmi les Roumains. Comment aborderez-vous, pendant votre patriarcat, la relation avec la politique ?

Mgr Daniel : Nous, en général, nous affirmons, non une opinion personnelle en ce qui concerne les relations Église-Etat, mais celle de l’ensemble du Saint-Synode. Et l’attitude de l’Église toujours valable aujourd’hui, en tant que principe, est la suivante : gardons l’autonomie de l’Église face à l’Etat, sans toutefois que cette autonomie soit d’aucune manière ni une concurrence avec l’Etat, ni un isolement total par rapport à lui. Nous avons déjà inscrit ce principe également dans la nouvelle législation des Cultes : les cultes sont autonomes face à l’Etat, mais en même temps ils coopèrent avec l’Etat pour le bien commun. Donc, nous ne sommes pas une Église d’Etat et nous ne dépendons pas de l’Etat au sens d’une subordination. Toutefois, vu que la majorité de la population du Pays appartient à l’Église orthodoxe roumaine, nous ne pouvons ni nous considérer comme un Etat dans l’Etat, ni éviter de coopérer avec l’Etat.

Quelquefois on cherche peut-être dans les campagnes électorales à utiliser l’image de l’Église ; mais nous, en tant qu’Église, nous n’avons pas de préférence pour un parti particulier. N’oublions pas que dans tous les partis politiques existent des membres de l’Église orthodoxe roumaine, et que par conséquent notre relation avec ces membres est surtout d’ordre spirituel. Ces personnes sont nos frères dans la Foi ou les enfants spirituels de l’Église et, par conséquent, l’Église souhaite cultiver la conscience chrétienne, y compris chez les hommes politiques. En d’autres mots, un homme politique doit être chrétien, non seulement une fois tous les quatre ans, mais tout le temps.

Le reporter : Croyez-vous, donc, qu’il est suffisant de présenter les intérêts de l’Église au sein des instances qui prennent des décisions d’Etat par l’intermédiaire des membres laïcs, ou par les membres politiciens, plutôt que de le faire par l’intermédiaire d’un membre de droit dans un parlement ? Croyez-vous nécessaire cette forme de participation aux décisions ?

Mgr Daniel : L’expérience du passé avec des membres de droit au Sénat n’a pas toujours été bénéfique. Un hiérarque qui siège trop au Parlement ne peut pas s’occuper de son diocèse. Toutefois, il est bien que, lorsque des lois se référent directement ou indirectement à la vie de l’Église, ces personnes soient invitées à exposer leur point de vue.

« Une Orthodoxie agressive n’est attirante pour personne »

Le reporter : Votre Eminence, à l’intérieur de l’Église, nous le savons tous, existe un courant pour ainsi dire « anti-oecuméniste », une peur des moines et des fidèles que l’ouverture Å“cuménique puisse conduire à la perte de la foi orthodoxe. Vous avez été souvent catalogué d’oecuméniste, quelquefois avec une nuance péjorative. Comment vous définissez-vous vous-même dans ce domaine ?

Mgr Daniel : Je me définis moi-même comme un Orthodoxe réaliste, et non oecuméniste. En fait, dans un monde pluraliste du point de vue confessionnel, religieux, nous pouvons promouvoir l’Orthodoxie, non par l’isolement, mais par le dialogue, par la coopération. Nous avons des millions de Roumains orthodoxes à l’extérieur des frontières du Pays, dans des pays à majorité catholique ou protestante. Par conséquent, le contact et le dialogue sont inévitables. Mais, en ce qui concerne notre engagement dans le Mouvement Å“cuménique, l’Église orthodoxe roumaine n’est pas toute seule. Dans ce domaine il y a eu de nombreuses décisions panorthodoxes qui recommandent le dialogue et la coopération. Ainsi, même si l’Église russe et l’Église grecque, paraissent quelquefois réticentes, elles sont elles également engagées de façon officielle dans les dialogues Å“cuméniques internationaux, avec le Patriarcat Å“cuménique.

Important n’est pas le fait d’être Å“cuménique ou ouvert, mais la mesure selon laquelle nous utilisons le dialogue et la coopération pour mettre en évidence les valeurs de l’Orthodoxie. Si nous utilisons l’œcuménisme comme une opportunité de faire connaître l’Orthodoxie, c’est bénéfique. Si nous perdons ainsi notre identité, si nous nous dissolvons quand nous dialoguons, bien sûr que cela peut constituer un danger. C’est pourquoi, un témoignage Å“cuménique authentique et bénéfique aux Orthodoxes ne peut être exercé que s’il est bien préparé, si l’on connaît les valeurs pérennes de l’Orthodoxie et, en même temps, si l’on connaît également les points communs ou les points de divergences avec les autres confessions. Aujourd’hui, face à la société sécularisée, les chrétiens ne sont pas crédibles quand ils sont en conflit. Ils jouissent en revanche d’une grande crédibilité devant le monde sécularisé quand ils dialoguent et quand ils coopèrent, quand ils coopèrent dans le domaine social, face à la souffrance, face à la pauvreté. Par conséquent, il faut que nous voyions cette ouverture Å“cuménique des Roumains, non comme une simple mode, mais comme une façon de vivre ensemble de manière civilisée, comme un effort de passer du conflit au dialogue, et de la confrontation à la coopération. S’il arrivait que nous relativisions la foi et la morale chrétiennes, alors l’Oecuménisme ne serait plus bénéfique pour nous. Mais pour affirmer les valeurs profondes de l’Orthodoxie, nous croyons qu’il faut le faire par le dialogue, non par le conflit au par l’agressivité. Une Orthodoxie agressive n’est attrayante pour personne. Le laxisme non plus : il se dissoudrait dans un dialogue superficiel, sans discernement critique.

« Nous croyons, non pas en une Église autocéphale, mais dans l’Église catholique »

Le reporter : Croyez-vous que l’Orthodoxie, les Églises orthodoxes nationales sont suffisamment unies dans le message qu’elles transmettent au sein de ce dialogue avec les autres confessions ? Comment croyez-vous qu’on peut fortifier l’unité de l’Orthodoxie ?

Mgr Daniel : Nous avons besoin de rencontres périodiques, régulières, entre Églises orthodoxes autocéphales. Nous l’avons dit en présence du Saint Synode et au nom du Saint Synode, il y a deux ans (n.r. : 2005), en présence du Patriarche Å“cuménique, Sa Sainteté Bartholomée I, qui a beaucoup apprécié cette proposition. Toutefois, pour le moment il est difficile d’atteindre la régularité dans les rencontres panorthodoxes. Pourquoi les saints Canons demandent-ils que les évêques d’un pays, d’une Église locale, se réunissent au moins deux fois par an, au printemps et à l’automne ? Parce que la conciliarité suppose également des réunions périodiques. Mais au niveau panorthodoxe, c’est-à-dire universel, nous n’avons cette pratique des réunions périodiques qu’une fois tous les trois ans à peu près. Je crois que chaque Église orthodoxe nationale a une valeur particulière, parce qu’elle s’identifie, en général, avec la mission qui est la sienne à l’égard d’un peuple déjà évangélisé. Toutefois, n’oublions pas que dans notre Symbole de foi, nous confessons l’Église « une, sainte, catholique et apostolique ». Nous croyons, non pas en une Église autocéphale, mais dans l’Église catholique, c’est-à-dire l’Orthodoxie dans son ensemble. Or, de ce point de vue, sont très nécessaires non seulement notre dialogue avec les autres confessions mais, en premier lieu, un dialogue plus intense et une coopération plus étroite entre les Églises orthodoxes sÅ“urs.

(Bureau de Presse du Patriarcat roumain)

Traduction Père Marc-Antoine Costa de Beauregard.

vendredi 7 septembre 2007

Albums photos du 3e rassemblement oecuméniques européen, Sibiu, Roumanie, septembre 2007

Quatre albums de photos du 3e rassemblement oecuménique eruropéen, Sibiu, Roumanie, septembre 2007. Four photo albums of the 3rd European Ecumenical Assembly, Sibiu (Romania) 2007:

mardi 4 septembre 2007

Le 3e Rassemblement oecuménique européen: 4-9 septembre 2007

Le 3e Rassemblement oecuménique européen: 1er jour - 4 septembre 2007

sibiu 2007Le troisième Rassemblement œcuménique européen, intitulé "La Lumière du Christ brille pour tous. Espoirs de renouveau et d’unité en Europe", a commencé ce soir, 4 septembre 2007, à Sibiu, en Roumanie. Il acueille quelques 2500 délégués de toute l'Europe et se deroulera du 4 au 9 septembre 2007.

Cette manifestation oecuménique européenne est organisée par la KEK / CEC / CEE (La Conférence des Eglises Européennes) et par le Conseil de la Conférence des Evêques Européens, où les catholiques sont présents, ce qui n'est pas le cas avec le Conseil Mondial des Eglises.

Peut-être cette présence des catholique (et l'absence des groupuscules de tendence pentecostaire), comme aussi le lieu (Sibiu est une ville d'amitié entre les protestants et les orthodoxes dans un pays où l'Orhodoxie detient une large majorité) ont determinés une atmosphère agréable et pas excitée pour l'ouverture de ce soir, dans la Grande Place (Piatza Mare) de Sibiu.

Ont parlé: Margarethe Isberg (Eglise lutherienne de Suède), en aglais, pour la KEK/CEC/CEE (vice-presidente); le cardinal Josip Bozabic, archevêque de Zagreb, en italien, pour la Conférence des évêques européens; le maire de Sibiu, M. Klaus Johannis (en roumain, anglais et allemand) pour la ville; le métropolite Laurence Streza de Sibiu, en roumain, pour l'Eglise Orthodoxe roumaine; l'évêque Christoph Klein (Eglise Evangelique de Roumanie, confession d'Augsbourg), en allemand, pour les protestant de la région; l'archevêque Gyorgy Jakubinyi d'Alba-Iulia (Eglise romaine-catholique en Roumanie), en hongrois.

22 photos de la première journée !

Commentaire sur le site officiel du Diocèse de Chersonèse du Patriarcat de Moscou:

"L’Eglise orthodoxe russe y sera représentée par une importante délégation. Le père Igor Vyzhanov, secrétaire pour les relations interchrétiennes au Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, a qualifié ce rassemblement d’ « étape orthodoxe » du dialogue entre chrétiens, après les rencontres préparatoires de Rome en janvier 2006 puis de Wittenberg en février 2007, et déclaré que l’Eglise orthodoxe russe en espérait « des réponses concrètes aux nombreuses questions qui se posent aux chrétiens en Europe ». La rencontre « est un rassemblement très important de délégués, et il serait souhaitable que sa voix soit entendue en Europe ». Elle devrait être l’occasion « non pas de vains discours, mais d’une étude en vue d’une démarche commune des chrétiens face aux questions contemporaines », a déclaré aujourd'hui le père Igor." (31 août 2007 - http://egliserusse.typepad.fr/chersonese/)

vendredi 20 avril 2007

Le Monastère de Bose (Italie) annonce le XVe Colloque œcuménique international de spiritualité orthodoxe: "Le Christ transfiguré dans la tradition des Églises orthodoxes" - Bose, 16 - 19 septembre 2007

Le Monastère de Bose (Italie) annonce le XVe Colloque œcuménique international de spiritualité orthodoxe: "Le Christ transfiguré dans la tradition des Églises orthodoxes" - Bose, 16 - 19 septembre 2007

Informations générales

TransfigurationLe XVe Colloque œcuménique international de spiritualité orthodoxe, Bose (Italie), 16-19 septembre 2007, portera sur le thème "Le Christ transfiguré dans la tradition des Églises orthodoxes".

Les arrivées des participants sont prévues le samedi 15 septembre 2007.

Le Colloque commencera dimanche 16 septembre à 9h30, et se terminera mercredi 19 septembre 2007.

L'accueil sera assuré au Monastère et auprès de structures proches de Bose, pour lesquelles un service de transport journalier sera organisé.

Pour l'inscription au Colloque, il est nécessaire de téléphoner et d'envoyer ensuite la fiche d'inscription au Secrétariat, avant le 31 août 2007.

Le secrétariat est à disposition pour toute information ultérieure.

Secrétariat des Colloques
Monastère de Bose
I-13887 Magnano (BI)
Tel. +39 015.679.185
Fax +39 015.679.294
e-mail: convegni@monasterodibose.it

Présentation générale

La Transfiguration du Christ, gage de la divinisation de l'homme, est au cœur de la spiritualité de l'Orient chrétien: la nuée de la présence de Dieu, la Shekina, entoure tous ceux qui cherchent la face du Seigneur. Le mystère de la transfiguration a profondément interrogé la réflexion des Pères et la créativité des saints moines, hymnographes et iconographes à Byzance et sur le Mont-Athos, au Sinaï et en Palestine, dans les terres d'Europe orientale et dans la sainte Russie.

Le XVe Colloque œcuménique international de spiritualité orthodoxe entend mettre en lumière l'intime communion et la pluralité enrichissante des trésors spirituels des Églises, en approfondissant la Transfiguration dans ses aspects bibliques, spirituels, liturgiques, théologiques et anthropologiques, et en interpellant l’ensemble de la tradition spirituelle orthodoxe, dans l'harmonie de ses voix, sans négliger l'apport de la tradition monastique latine.

Comité scientifique: Enzo Bianchi (Bose), Lino Breda (Bose), Sabino Chialà (Bose), Nina Kauchtschischwili (Bergame), Hervé Legrand (Paris), Adalberto Mainardi (Bose), Antonio Rigo (Venise), Michel Van Parys (Chevetogne).

Le programme du Congrès

Premier jour: Dimanche 16 septembre 2007

Matin - 9h30

Ouverture

L’Évangile de la Transfiguration: exégèse biblico-spirituelle
ENZO BIANCHI, Prieur de Bose

Après-midi - 16h00

La Transfiguration du Christ dans la liturgie et l'iconographie byzantines
KONSTANTINOS KARAISARIDIS, Athènes

De l’Horeb au Tabor: le Christ transfiguré dans l'homilétique byzantine
MICHEL VAN PARYS, Chevetogne

L’interprétation de la Transfiguration dans la tradition exégétique et homilétique russe
ALEKSANDER V. SOROKIN, Saint Pétersbourg

Lundi 17 septembre 2007

Matin - 9h00

La Transfiguration chez Jean Damascène
RAMY WANNOUS, Balamand

Le Christ transfiguré dans les écrits de Guigues II le Chartreux
ANDRÉ LOUF, Mont-des-Cats

La Transfiguration chez Grégoire le Sinaïte, chez les auteurs spirituels qui l'ont précédé et ses contemporains
ANTONIO RIGO, Venise

Après-midi - 16h00

L’expérience de la lumière divine chez Syméon le Nouveau Théologien
+ ILARION ALFEEV, Vienne

La doctrine de Grégoire Palamas sur la vision de la Lumière divine et la spiritualité athonite contemporaine
IOANNIS POLEMIS, Athènes

Mardi 18 septembre 2007

Matin - 9h00

Séraphin de Sarov et la Transfiguration dans la pensée théologique russe
SERGIJ GOVORUN, Moscou

La Transfiguration du Christ chez Pierre le Vénérable
FOTIOS IOANNIDIS, Thessalonique

Le Christ transfiguré et la vie monastique chez Ignace Briantchaninov
SERAFIM BELONOŽKO, Minsk

Après-midi - 16h00

La lumière de la Transfiguration dans l'iconographie byzantine
STAMATIS SKLIRIS, Athènes

L'iconographie russe de la Transfiguration: quelques particularités
ENGELINA S. SMIRNOVA, Moscou

Mercredi 19 septembre 2007

Matin - 9h00

Nicolas Velimirović, témoin de la Transfiguration
+ IRINEI BOULOVIĆ, Novi Sad

“J'ai vu le Christ vivant”. L’expérience de la Transfiguration chez Silhouane l'Athonite
SERGEJ XORUZIJ, Moscou

Spiritualité et Transfiguration dans la théologie orthodoxe: Dumitru Staniloae
IUSTIN MARCHIS, Bucarest

Après-midi - 16h00

La signification de la Transfiguration dans le monde contemporain
+ KALLISTOS WARE, Oxford

Conclusions

boseMonastère de Bose

lundi 22 janvier 2007

Christ lumière pour l'Europe - une émission sur Radio France Culture

Christ lumière pour l'Europe - une émission sur Radio France Culture

"Christ lumière pour l'Europe" c'est le thème d'une émission radio réalisée par Danielle Jeanne (Service Protestant - Radio France Culture) avec la participation de Gille Daudé (pasteur de l'Eglise Réformée de France, responsable des relations oecuméniques de la Fédération Protestante de France) et Iulian Nistea (prêtre orthodoxe roumain à Paris), et diffusée dimanche 21 janvier 2007.

Podcast

Trouvez ci-dessous l'émission en podcast (et pendant quelques jours sur le site de l'émission) :

Fichier audio Cliquez ici

*Longueur : 26 905 036 ko
*Date : 21 Janvier 2007

Commentaire de 1 Corinthiens 12, 12-29 (p.iulian)

1 Cor. 12, 26
Et si un membre [du corps] souffre, tous les membres souffrent avec lui; [et] si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui.


La vision du corps avec ses membres est une image biblique forte (bien qu’imparfaite et limitée, comme toute représentation), image qui parle de l’unité, de la compassion, de la solidarité.

Mais comment comprendrons-nous, chrétiens, la recherche de l’unité, la compassion et la solidarité ? - Car nous avons l’intuition qu’il ne s’agit pas là des vertus extérieures d'une loi morale quelconque, ni des valeurs de la convention sociale.

En effet, pour nous toute forme d’unité est fondée sur l’unité de la nature humaine, unité rétablie par le Christ1, semée au plus profond du cœur du baptisé2, et œuvrée par la pratique des commandements3 dans l’élan évangélique de chaque chrétien vers la perfection4.

La compassion, elle, n’est ni pitié ni condescendance ! La compassion est « com-patir avec », souffrir avec celui qui souffre, porter le fardeau avec son prochain. Alors, toute tribulation s’allège, car le Christ est présent entre nous, mystérieusement, mais réellement !

Enfin, la solidarité des membres est liée à l’unicité et à l’unité du corps. Et à l’envers, agir en solidaires, manifeste l’unité du corps.

Ainsi comprises, la recherche de l’unité, la compassion et la solidarité vont ensemble, se complètent réciproquement, et forment un bouquet, une icône de la beauté et de la force divino-humaine dans ce monde.

Mais tout cela ne relève pas d’une pratique individualiste : tout cela est bien la vie chrétienne, de tous les jours, de tous les moments.

Et aujourd’hui, voila, l’Europe accueille deux pays, la Roumanie et la Bulgarie, qui sont des pays souffrants, plus pauvres et en difficultés que les autres pays d’Europe. Et du coup, notre esprit de solidarité, de compassion et de la recherche de l’unité est mis à l’épreuve !

Mais nous tous, nous avons nos propres manquements et faiblesses, que les autres pourrons peut être compenser. C’est en acceptant cela que nous allons pouvoir vraiment compatir avec notre frère. Que dire ? - Peut être, en sachant que ces deux pays, majoritairement orthodoxes, honorent encore leurs racines chrétiennes, pourrons-nous les accueillir autrement qu’avec méfiance, distance, réserve.

De cet accueil du membre souffrant, avec compassion et solidarité, jaillit la lumière du Christ, qui brille pour tous !

p.iulian

________________

Notes:

1 « Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. Car il est notre paix, lui qui des deux n‘en a fait qu‘un, et qui a renversé le mur de séparation, l‘inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l‘un et l‘autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l‘inimitié. » (Éphésiens 2, 13-16).

2 Diadoque de Photicée, Cent chapitres, 77 ; Marc le Moine, Le baptême, 996 B-C, dans : Marc le Moine, Traités spirituels et théologiques (= Spiritualité orientale, 41), Bellefontaine, 1985, p. 99.

3 « Le Seigneur se tient caché dans ses propres commandements et on Le trouve dans la mesure on Le cherche. » - Marc le Moine, La loi spirituelle, 191-193, dans : Marc le Moine, Traités spirituels et théologiques (= Spiritualité orientale, 41), Bellefontaine, 1985, p. 26.

4 « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5, 48) ; jusqu’à « l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ » (Éphésiens 4, 13).

 

dimanche 15 octobre 2006

Le 6e Festival d'Art Sacré "L'éclat de l'Orient" - exposition "Lumières de l'Orient", Angers, 15 octobre - 19 novembre 2006

[mise-à-jour du 17 octobre]

- 48 photos de l'inauguration de l'exposition -

6e Festival d'Art Sacré 2006

L'Eclat de l'Orient

en présence de Mgr Jean-Luis Bruguès
Evêque d'Angers

Michel Poisson (Président de Foi et Cultures) et Olivier de Vanssay (Directeur du Festival d'Art Sacré)

ont le plaisir de vous inviter à l'inauguration de l'exposition

Lumières de l'Orient

mosaïques : l'Evangile selon Ravenne
atelier la Mesure, mosaïste Giovanna Galli
icônes contemporaines de Marie Lavie
Saint Antoine le Grand
icônes collection particulières - objets sacrés
actualité des Eglises d'Orient

scénographie Pascal Proust

Lundi 16 octobre à 17h30 précise
Centre Saint Maurice

2 rue de l'oisellerie ANGERS
tél. 02 41 43 22 56

-> Pour découvrir le dépliant du Festival 2006 et son programme (en format PDF) cliquer ici

Festival Art Sacré 2006 Angers

vendredi 13 octobre 2006

Dimanche 15 octobre 2006, à 17 heures : vêpres orthodoxes dans la cathédrale Notre Dame de Paris

[mise-à-jour du 17 octobre]

- 35 photos de l'évènement -

Vepres orthodoxes Notre Dame 2006

"Dimanche 15 octobre, à 17 heures, des vêpres orthodoxes seront célébrées dans la cathédrale Notre Dame de Paris, comme il est maintenant de tradition depuis trois ans, pour la fête de saint Denis. Les chœurs de plusieurs paroisses orthodoxes parisiennes (cathédrale grecque Saint Etienne, Notre Dame Joie des Affligés et sainte Geneviève [sous la direction du diacre Nicolas Lossky], Sainte Parascève-Sainte Geneviève [chorale Saint Silouane, dirigée par Ibrahim Issid]) accompagneront la célébration." - Orthodoxie.com

Quatre clercs vont célébrer en présence de Mgr Emmanuel, président de l'AEOF:

Note: voir les vêpres orthodoxes à Notre Dame les années précédents.

p.iulian
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